Bonsoir mes Frères,
Je vous propose ici quelque chose que nous n'avons encore jamais tenté sur notre forum:
l'écriture à plusieurs mains d'une histoire sur la base d'un fil conducteur (ici un combat sur une planète dans le cadre de l'univers Warhammer 40 000). Le but du jeu, s'il vous amuse, serait que chacun écrive sa vision de l'histoire à la suite de l'introduction et du premier récit que je vais vous soumettre dans un instant.
Vous pouvez au choix:
- reprendre mes personnages
- raconter les aventures des Spaces Marines Ultramarines mais avec d'autres personnages
- raconter les aventures de n'importe quelle autre race extraterrestre citées dans l'introduction
Le truc est que votre histoire soit cohérente avec l'univers de départ; en dehors de cela, tout est possible, la seule barrière étant celle de l'imagination.
En revanche,
je serai strict sur la bonne lisibilité de votre texte; j'entends par là qu'il doit être correct tant en orthographe qu'en syntaxe et que vos phrases doivent dire quelque chose

Prenez le temps d'écrire sur un logiciel de traitement de texte, et n'importez votre histoire qu'une fois qu'elle vous paraît prête à être lue

Ce topic n'a pas de limite dans le temps, prenez le donc pour écrire
Aucun HS toléré entre les récits (contactez moi par mp ou ouvrez un autre topic s'il vous paraît y avoir sujet à discussion, polémique, etc ... )
Sans plus tarder, je commence . . .
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Il faisait nuit, il faisait froid. Dans la plaine, un silence absolu collait à la terre, labourée jusqu'au plus profond de ses entrailles. La nature était ... ou plutôt n'était plus. Là encore, la guerre avait frappé, et là encore, elle n'avait rien laissé.
Depuis que la Cité était assiégée, elle n'avait cessé d'être bombardée, d'abord périodiquement, quand le siège en était encore à son début. Depuis, les Thunderhawks survolaient plusieurs fois le ciel par jour afin d'effectuer leurs missions meurtrières. Depuis, les Whirlwinds étaient arrivés à portée de tir, et s'étaient évidemment mis en batterie, arrosant les bas quartiers de leur pluie de désolation. Les Orks, qui occupaient en grande majorité la périphérie de la ville, s'étaient d'ailleurs révoltés, commençant à se jeter sur l'enceinte de la Cité Interdite. Le gouverneur avait dû mobiliser ce qui restait de l'ancienne garnison de la Garde Impériale. Ce régiment, qui devait initialement maintenir cette planète sous domination de l'Empereur, s'était laissé acheter à la suite de leur gouverneur, quand les pirates Eldars les avaient attaqués par surprise, capturés puis libérés contre un lourd impôt et l'obligation de leur assurer une base de repli.
Maintenant la ville servait de repère à toutes sortes de pirates, qui en assuraient seuls l'économie et la survie. Tout autour de la longue et haute muraille d'enceinte, un désert rouge empêchait toute vie. Un second mur, plus récent et de facture extraterrestre, protégeait les classes plus riches de la racaille Ork, Eldars et autres hérétiques, sans compter tous les hors-la-loi qui avaient trouvé là un repère idéal. Tout ce désordre avait fini par obliger l'Empereur à lever une grande campagne afin d'exterminer la menace qui pesait sur tous les vaisseaux qui croisaient à proximité et afin de raffermir son autorité.
Un chant s'éleva sur sa gauche. Il s'agissait sans nul doute du chapelain du IVeme Peloton. Son propre chapelain n'allait pas tarder à chanter les prières matinales à son tour.
Etrangement, le chant qui le réconfortait chaque matin et qui le poussait à tuer chaque jour davantage tardait. Malgrè la discipline de fer qui régnait dans son régiment, il se leva et chercha le chef de peloton. Il le trouva peu après, entouré de ses gardes du corps. Leurs tenues montraient qu'ils étaient depuis peu de temps à ce poste, car ils ne ressemblaient en rien aux vétérans qui accompagnaient ordinairement un homme du rang de
Xacus.
"- Que fais-tu ici ? demanda ce dernier d'un ton de reproche.
"- Je cherche notre chapelain pour les rites matinaux.
"- Il est mort, répliqua froidement
Xacus.
"- Mais ... nos prières ? s'inquièta le Space Marine. Elles sont essentielles pour que nous nous battions mieux et que nous résistions au démon !
Le chef de peloton resta silencieux un instant.
"- Tu vas prendre sa place, finit par dire brusquement
Xacus. Voici son Crozius Arcanum et sa robe de campagne. Mets-la, elle permettra à nos frères de te reconnaître. Ton nom Frère ?
"-
Alcatorous!
"- Aujourd'hui et en ce lieu, en vertu des pouvoirs extraordinaires qui me sont conférés, je te nomme Chapelain du Ve Peloton Ultramarine. Va maintenant, et célèbre notre Empereur vénéré."
Le nouvel ecclésiastique partit, son bolter en bandoulière et son Crozius Arcanum à la main. Il arrivait avec peine à le soulever, malgré son armure énergétique. D'ailleurs, la vie était beaucoup plus difficile depuis qu'une balle impie avait sectionné un câble de transmission du générateur dorsal. Complètement emprisonné dans son armure, il ne pouvait lui-même atteindre cette partie de son équipement et il lui faudrait de longs mois avant de revoir sa base bienfaitrice.
Avec une voix grave lourde de peine, il chanta rapidement les prières qu'il connaissait et exhorta ses compagnons d'armes à encore plus de courage et de volonté. Il leur rappela le sacrifice de leur Dreadnought deux jours plus tôt et la mort héroïque - du moins il la supposait comme telle - de leur chapelain. Une sourde fureur envahit subitement ces guerriers, fiers et volontiers ombrageux, et qui étaient la perle des combattants de l'Imperium. Cette fureur monta, monta, jusqu'à exploser hors de leur poitrine, dans un cri de rage si puissant et si vibrant de haine et de colère qu'il résonna contre le rempart qui les séparaient des hérétiques, des assassins de leurs amis et frères, de ces ennemis absolus de l'Humanité. Saisissant l'occasion, et impressionné par le charisme de
Caltorous,
Xacus bondit en avant, leva sa longue épée crépitante d'énergie mortelle et poussa un terrible "A l'attaque!" qui fit lever les cent guerriers qui lui faisaient face comme un seul homme, et les fit courir en direction de l'ennemi.
Tout ceci,
Caltorous le vit au ralenti dans sa tête. Une énergie inconnue l'envahit alors et il trouva la force de brandir ses deux armes à bout de bras et à suivre, ou plutôt précéder, ses compagnons qui étaient passés sous ses ordres. Une seconde avant de lâcher sa première rafale de mort, il vit le soleil au loin qui se levait . . .